Le mystère des brassards noirs : pourquoi la FIFA a accepté la demande de l’Argentine mais refusé celle de la France
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Le mystère des brassards noirs : pourquoi la FIFA a accepté la demande de l’Argentine mais refusé celle de la France

La décision de la FIFA d’autoriser les joueurs de l’Argentine à porter des brassards noirs lors du quart de finale de la Coupe du Monde 2026 face à la Suisse, tout en refusant une demande identique formulée auparavant par l’équipe de France, a provoqué de nombreuses réactions dans le monde du football.

Cette différence de traitement a rapidement alimenté les débats et les spéculations, certains observateurs estimant que l’Albiceleste bénéficiait d’un traitement privilégié de la part de l’instance dirigeante du football mondial.

Les joueurs argentins portaient ces brassards en hommage à Antonio Rattín, ancienne figure emblématique du football argentin, décédé quelques jours avant la rencontre contre la Suisse.

De son côté, la Fédération française de football avait demandé l’autorisation de faire porter des brassards noirs à ses joueurs lors du match contre la Norvège en phase de groupes, afin de témoigner son soutien au sélectionneur Didier Deschamps après le décès de sa mère. La FIFA avait toutefois rejeté cette requête.

Selon plusieurs médias français, cette différence de décision ne repose sur aucun favoritisme, mais s’explique exclusivement par les règlements officiels de la FIFA.

Les textes de l’instance internationale prévoient que le port exceptionnel d’un brassard noir pendant une compétition officielle est uniquement autorisé lorsqu’il s’agit d’honorer une personnalité ayant marqué l’histoire du football, comme un ancien joueur international ou une figure importante du sport.

En revanche, les décès touchant la famille d’un joueur, d’un entraîneur ou d’un membre d’une délégation ne donnent pas droit à cette autorisation exceptionnelle dans les compétitions organisées par la FIFA.

Ainsi, le décès d’Antonio Rattín répondait aux critères établis par le règlement en raison de son immense contribution au football argentin, alors que le décès de la mère de Didier Deschamps relevait d’un cadre strictement privé.

Pour rendre hommage à son sélectionneur, la Fédération française avait néanmoins organisé une minute de silence avant la rencontre face à la Norvège. Elle avait ensuite précisé que cette cérémonie officielle était également dédiée aux victimes du violent séisme qui avait frappé le Venezuela quelques semaines auparavant.

Antonio Rattín demeure l’une des grandes figures du football argentin. Il a effectué toute sa carrière professionnelle sous les couleurs de Boca Juniors entre 1956 et 1971 et a disputé 22 rencontres avec la sélection nationale, participant notamment aux Coupes du Monde 1962 au Chili et 1966 en Angleterre.

Il reste surtout célèbre pour un épisode historique survenu lors du quart de finale du Mondial 1966 contre l’Angleterre. Expulsé par l’arbitre, il avait refusé de quitter le terrain, ne comprenant pas la décision en raison de l’absence, à l’époque, des cartons jaunes et rouges. Il avait même demandé la présence d’un interprète avant de s’asseoir sur le tapis rouge réservé à la famille royale britannique.

Cet incident est aujourd’hui considéré comme l’un des événements ayant contribué à la création du système des cartons jaunes et rouges, instauré par la FIFA afin de faciliter la communication entre arbitres et joueurs, quelles que soient leur langue ou leur nationalité.

Source : RMC Sport + presse française.

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